Chaque jour progresser

Chaque jour progresser

Il y a 1 an, quasiment jour pour jour, j’écrivais ceci : dystonie cervicale… pourquoi moi ? Je suis en arrêt maladie. Je ne peux plus conduire, ni rester assise, ni manger, ni marcher. Je perds l’équilibre, j’ai peur de tomber. Je ne peux plus lire, ni regarder la télé. Mon cou semble figé pour l’éternité et je souffre énormément. J’ai 43 ans, j’ai l’impression d’en avoir 90. J’ai le sentiment que la maladie a volé ma vie. J’ai perdu toute estime de moi. Je me sens totalement inutile. Je pleure tout le temps, j’ai peur et je n’ai plus envie de vivre. Ma vie s’effondre.

Aujourd’hui…..

Je me réveille, j’ai bien dormi ! Je m’étire comme un petit chat pour réchauffer un à un mes muscles endoloris. Une douche bien chaude me fait du bien. Je savoure un petit café, j’écoute de la musique, met une heure à choisir mes vêtements, je file au travail, en retard comme d’habitude. Je suis heureuse de retrouver mes collègues. 18 h 30, ma journée se termine, je rentre à la maison, je prépare un petit repas pour mon mari en sirotant un petit verre de vin. Voilà une journée type, c’est à dire 40 km en voiture, 8 à 9 heures de travail sur ordinateur.

Oui, je suis malade. Bien sûr ma vie n’est plus ce qu’elle était avant. Oui, j’ai des douleurs physiques et des baisses de moral. Mais absolument rien à voir avec mon état d’il y a un an !

A l’origine de ce mieux-être : l’amour de mon entourage, un grand merci à ma maman qui a été la première à m’empêcher de sombrer, à mon mari que j’aime énormément et qui me soutient chaque jour, à ma fille qui a su grandir sans moi et dont je suis très fière, à mes collègues et leur patience, à tous ceux qui ont cru en moi. Côté médical, injections de toxine tous les trois ou quatre mois, artane 2 mg (seulement un le matin), des séances de micro-kinésithérapie qui m’ont permis de faire un énorme travail sur moi et m’aident à retrouver confiance en moi. J’ai compris que la colère et l’amertume n’apportent rien, même si ces sentiments sont humains, même si la douleur rend fou, même si le mot “handicap” est terrible. J’ai compris que la peur et le stress ne font qu’aggraver la maladie. J’ai compris qu’il ne faut pas regarder en arrière mais toujours aller de l’avant.

Chaque jour progresser, et ne se retourner que pour voir le travail effectué. Etre fier de soi et se dire que ce n’était pas facile. Se dire qu’on n’a parcouru que la moitié du chemin, que demain sera mieux et après-demain merveilleux.

Je remercie Amadys et les adhérents du forum qui m’ont permis de tenir le coup et de garder espoir.