Neurostimulation

Neurostimulation

“Un matin de février 1996, j’arrive au travail et constate des mouvements étranges de ma tête face à l’ordinateur. Pensant avoir des problèmes de cervicales, je me dirige rapidement vers un rhumatologue. Ce dernier me diagnostique un torticolis spasmodique immédiatement.
J’ai donc la chance d’être dirigée tout de suite vers les bons thérapeutes.
Après plusieurs mois de rééducation (méthode Bleton) et de médicaments, j’en suis toujours au même point. Je change de neurologue qui me prescrit un autre médicament (Artane). Les effets secondaires étant intolérables, je décide d’arrêter. Entre-temps, mon généraliste avait fait des recherches et m’avait trouvé un neurologue spécialisé dans la dystonie. Je vais donc le voir et commence les injections de toxine. Pendant plusieurs années, l’effet est très mitigé mais je supporte la gêne de la maladie. Ensuite, le mouvement se modifie (au lieu d’aller sur le côté, ma tête avait des mouvements de bas en haut qui me dérangeaient moins dans le quotidien). Les injections sont peut-être plus efficaces. Je mène une vie complètement normale et n’ai pas de douleurs. Et puis, en août 2009, d’une façon subite, la maladie s’aggrave. Plus aucune efficacité des injections, la tête se couche sur l’épaule, l’arthrose cervicale arrive avec ses douleurs et le handicap s’installe. Je marche très difficilement. Malgré cela, je continue à vouloir travailler car je ne voulais pas avoir le sentiment que la maladie avait gagné. Je suis vue par un staff de médecins qui préconisent la prise de médicaments et évoquent la neurostimulation. J’en essaie plusieurs sans aucune efficacité.
Décision est donc prise de subir une neurostimulation en janvier 2012. Après quinze jours d’hospitalisation, je rentre chez moi la tête redressée et quasiment droite… l’effet est magique ! Les spasmes sont insignifiants. Je n’ai plus aucune douleur et peux remarcher normalement. Après deux mois de convalescence, je reprends mon travail en pleine forme. Il faut donc garder espoir dans cette technique chirurgicale même si l’effet n’est pas aussi bénéfique pour tous les patients.”