L’intégration croissante des pratiques artistiques et culturelles dans le parcours de soin des patients en milieu hospitalier

par Matthieu Creson, Le 1er janvier 2019 (images cliquables)

Faire entrer l’art et la culture dans le milieu de l’hôpital et les mettre au service des patients, le sujet est certes loin d’être entièrement nouveau. Ces dernières années ont néanmoins vu se multiplier, en France comme dans d’autres pays européens, les initiatives et projets d’ordre culturel visant à améliorer le confort et le bien-être des acteurs en milieu hospitalier. Une évolution pouvant s’expliquer par le fait que de plus en plus de professionnels et de spécialistes semblent aujourd’hui s’accorder à reconnaître les bienfaits de l’ « art-thérapie » pour les patients, en tant que dérivatif à leurs soucis et leur éventuelle appréhension du milieu hospitalier. En quoi ces actions consistent-elles exactement et que penser de leur efficacité dans les établissements de santé ? Quelles en sont les origines historiques et en quoi ont-elle évolué ? Et quels bénéfices les patients atteints d’une maladie chronique peuvent-ils espérer retirer de ces expériences ?

D’hier à aujourd’hui : l’émergence des pratiques artistiques et culturelles à l’hôpital

Bien que soient conduites aujourd’hui de multiples expériences scientifiques visant à étudier le caractère éventuellement bienfaisant de l’art-thérapie pour les patients hospitalisés, l’idée d’exploiter les vertus de l’art au bénéfice de ces derniers semble en fait remonter à des temps bien plus anciens. On a par exemple pu rappeler comment, dans la Grèce antique, les Asclépiéia, ces temples de guérison consacrés au culte du dieu Asclépios, avaient été conçus de manière à apaiser, grâce à beauté de l’architecture, les malades venus spécialement dans l’espoir d’être guéris (1). Naturellement, l’architecture de ces temples de guérison était étroitement dépendante des croyances mythologiques qui entouraient le culte d’Asclépios : les malades étaient ainsi mis en condition de façon à pouvoir entrer plus facilement en contact avec Asclépios au cours de leurs rêves, le dieu étant censé leur révéler la cure qu’ils devaient suivre – éventuellement après déchiffrement des rêves par le prêtre.
Plus tard, au Moyen Âge, c’est avec la création des hospices et des hôtels-Dieu, à la suite du concile d’Aix-la-Chapelle (816) (2), que l’art et l’architecture continueront à s’introduire dans les établissements de santé pour se mettre de plus en plus au service des malades y séjournant.
En Italie, un exemple de la place grandissante de l’art dans les hôpitaux à la fin du Moyen Âge nous est fourni par certains décors peints au XIVe et au XVe siècle pour des établissements de soins. Ainsi en est-il de l’embellissement de l’Ospedale Santa Maria della Scala à Sienne : extérieurement, des fresques, généralement attribuées à Pietro et Ambrogio Lorenzetti, ainsi qu’à Simone Martini (3), et aujourd’hui disparues, illustraient plusieurs épisodes de la vie de la Vierge ; à l’intérieur, des retables, dus notamment à Bartolomeo Bulgarini, reprenaient l’iconographie mariale, en particulier celle de la Vierge de l’Assomption, déjà présente sur la façade externe.

Ospedale di Santa Maria della Scala, Sienne

 

Bartolomeo Bulgarini, La Vierge de l’Assomption et saint Thomas, vers 1365, Pinacothèque nationale, Sienne

En tant qu’établissement majeur dans l’espace urbain, au même titre que l’étaient le Palazzo Publicco et la cathédrale, l’Ospedale se devait donc de recevoir un programme décoratif à la hauteur, et d’afficher notamment son attachement à la figure de la Vierge, constitutive de l’identité civique siennoise vers la fin du Môyen Âge (4). Remarquons donc simplement ici que cette politique d’embellissement de l’Ospedale semble avoir davantage tenu de l’affirmation d’une fierté et d’une identité civiques partagées par les autorités communales et les citoyens de la Sienne du XIVe siècle (illustrant aussi leur dévouement pour venir en aide aux malades), que d’une véritable croyance dans la capacité de l’art à profiter aux malades en tant qu’aide thérapeutique complémentaire, comme cela est aujourd’hui de plus en plus le cas dans les structures hospitalières modernes.
Cela dit, certaines œuvres d’art semblent jadis avoir été spécialement commandées pour prendre place dans des espaces publics accueillant des malades, dans l’espoir qu’elles contribueraient à leur guérison. Ainsi, dans l’est de la France, l’un des exemples les plus célèbres d’œuvres peintes ayant vocation à aider les malades à surmonter leurs souffrances est connu sous le nom de Retable d’Issenheim (5), chef-d’œuvre de Matthias Grünewald conservé au musée Unterlinden de Colmar. C’est en effet pour l’hôpital du monastère des Antonins d’Issenheim, au sud de Colmar, que fut commandé ce polyptique, exécuté entre 1512 et 1516, et consacré à leur saint patron, saint Antoine. Soucieux d’apporter du réconfort aux malades en tant qu’ordre mendiant – et notamment à ceux d’entre eux qui souffraient de ce qu’on appelait alors le « mal des ardents », c’est-à-dire l’ergotisme -, les Antonins espéraient ainsi que le « Grand saint Antoine », représenté sur un des volets du retable, pourrait intercéder en faveur de la guérison miraculeuse des malades venus contempler eux-mêmes le polyptique.

Matthias Grünewald, Nicolas de Haguenau, Retable d’Issenheim, (polyptique fermé), 1512-1516, Colmar, musée Unterlinden

En dépit des exemples que nous venons de donner, il semble que ce soit surtout à partir du XVIIe que se fit clairement jour l’intention de venir en aide aux malades dans les hôpitaux en favorisant leur participation à des activités d’ordre culturel ou artistique : ainsi proposa-t-on en 1634, sous le règne de Louis XIII, d’introduire la pratique de la lecture à l’hôpital en tant que « distraction des malades ». L’initiative en revint à saint Vincent de Paul, qui créa cette année-là les œuvres du même nom, essentiellement au sein de l’Hôtel-Dieu à Paris. La révolution porta un coup d’arrêt à son activité, laquelle devait reprendre en 1801, grâce à Madame de Saisseval (6), sous le nom d’œuvre de visite des malades dans les hôpitaux, devenue en 1953 l’association Visiteurs de Malades dans les Établissements hospitaliers (VMEH).
À peu près au moment où Madame de Saisseval fondait son organisation charitable, le Marquis de Sade, alors enfermé à la Maison de Charenton, conçut en collaboration avec des malades, et à l’instigation du directeur de l’établissement, des pièces de théâtre à finalité thérapeutique pour les malades (7). Il semble que ce soit là une des premières actions conduites en milieu hospitalier à l’époque moderne pour faire activement participer les malades eux-mêmes à la vie culturelle de l’établissement.
Pour en revenir à l’introduction de la lecture à l’hôpital, c’est en 1845 que des initiatives furent prises en vue de créer de véritables bibliothèques dans les établissements de santé (8). Plus tard, en 1934, l’Assistance Publique fera ouvrir des bibliothèques dans les hôpitaux parisiens, telle la bibliothèque centrale à l’hôpital de la Pitié.
Dans le prolongement de l’action engagée par le Marquis de Sade au début du XIXe siècle pour créer des pièces de théâtre à Charenton, plusieurs théâtres furent créés au sein même d’établissements hospitaliers, afin de distraire les patients y séjournant de façon prolongée et nécessitant un placement à l’écart. Ainsi le théâtre de l’hôpital de Bligny, appartenant au Centre hospitalier de Bligny à Briis-sous-Forges dans l’Essonne, fut-il ouvert pour la première fois en 1934 (9).

Théâtre de Bligny, Centre hospitalier de Bligny, Briis-sous-Forges, Essonne, Compagnie Théâtrale de la Cité 2019

Dans les années 1950 et 1960, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) s’emploiera à convaincre les directeurs d’établissements hospitaliers de l’importance de la qualité des spectacles et des projections cinématographiques offerts aux patients hospitalisés (10). Avec la création du Ministère de la Culture en 1959, l’introduction de la culture en milieu hospitalier prit une forme de plus en plus institutionnalisée, reflétant en cela le souci d’étendre la démocratisation culturelle vers des secteurs jusqu’alors relativement peu touchés par sa diffusion.

Les nouvelles fonctions de l’art et de la culture à l’hôpital : vers la redéfinition du rapport artiste-patient et l’implication croissante du patient dans l’évolution du patrimoine hospitalier

L’ambition d’intégrer pleinement l’art et la culture dans la vie des hôpitaux devait recevoir sa consécration officielle à la fin du XXe siècle : le 4 mai 1999 était en effet signée entre le Secrétariat d’État à la Santé et à l’Action sociale d’une part, et le ministère de la Culture et de la Communication de l’autre, une convention dite « Culture à l’hôpital », ayant pour objet l’encouragement à la création de partenariats entre les DRAC (Directions Régionales des Affaires Culturelles) et les ARS (Agences Régionales de Santé). Cette convention venait ainsi favoriser la mise en œuvre de politiques culturelles en milieu hospitalier à l’échelle régionale, impliquant notamment la création de bibliothèques ainsi que le développement de la lecture à l’hôpital pour les patients. Le 6 mai 2010 sera établie une nouvelle convention baptisée « Culture et Santé », prévoyant entre autres l’extension des dispositions figurant dans la convention de 1999 aux institutions médico-sociales (11).
C’est ainsi qu’a été conclue en Île-de-France, le 31 décembre 2004, une première convention entre la DRAC et ce qui deviendra en 2009 l’ARS, convention qui rendra finalement possible la réalisation de plus de 330 projets artistiques et culturels au sein d’établissements de santé franciliens – et près de 400 si l’on inclut également le secteur médico-social (12).
À cela s’ajoute la création du label « Culture et Santé en Île-de-France », accordé par la DRAC et l’ARS pour une période de trois ans, et destiné à reconnaître, selon des critères précis – diversité des domaines artistiques, intervention d’artistes professionnels, implication d’une pluralité d’acteurs tels que patients, soignants, visiteurs, et ouverture sur l’extérieur – les établissements poursuivant une politique culturelle de qualité, au bénéfice des patients et du personnel médical. En 2018, on comptait ainsi 19 établissements de soins ayant reçu ce label dans la région.
Quelles formes ces politiques culturelles appliquées en milieu hospitalier peuvent-elles prendre ? Elles couvrent en fait de nombreux aspects, tels que l’intervention d’un artiste partenaire, la création d’une bibliothèque ou l’enrichissement d’un fonds de lectures, ou encore la création d’une maison d’artiste à l’hôpital. En effet, l’introduction de la pratique artistique à l’hôpital ne se réduit plus seulement aujourd’hui à la présentation d’œuvres d’art, issues d’un atelier d’artiste, dans les espaces intérieurs de l’établissement tels que le hall d’entrée ou la salle d’attente. Certes, le souci de rendre ces espaces plus humains et vivants, moins impersonnels, en les ornant d’œuvres d’art non toujours spécifiquement conçues au départ pour y être installées, contribue à dédramatiser le cadre hospitalier aux yeux du patient et à placer ce dernier dans des conditions pouvant jouer plus favorablement sur son rapport au séjour en hôpital. Mais de plus en plus de projets artistiques entendent aller au-delà, et sont désormais spécialement conçus pour s’insérer durablement dans les hôpitaux, participant ainsi pleinement à la construction de l’identité patrimoniale du site hospitalier. On peut à cet égard citer l’œuvre de l’artiste italien Ettore Spalletti pour la Salle des départs de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, datant de 1996 (13).

Ettore Spalletti, Salle des départs, Hôpital Raymond-Poincaré, Garches, François Marin – Photographe AP-HP

Ettore Spalletti, Salle des départs, Hôpital Raymond-Poincaré, Garches, François Marin – Photographe AP-HP

L’œuvre, qui relève du programme des « Nouveaux Commanditaires » organisé par la Fondation de France (14), est ainsi définie par l’artiste lui-même comme « un endroit ouvert à tous, comme autrefois, quand se bâtissaient les grandes cathédrales, ces espaces où l’art s’offrait et se présentait généreusement et durablement à chacun (15)».
Les politiques culturelles en milieu hospitalier vont parfois plus loin encore, à travers par exemple la création de véritables « résidences d’artistes » dans l’enceinte de l’établissement. C’est notamment l’objet de l’association Art Dans la Cité, qui a permis depuis près de vingt ans la réalisation d’une centaine d’œuvres d’art pour des établissements de soins dans le monde (16). Ainsi l’artiste est-il de plus en plus incité à sortir de l’atelier pour collaborer avec des malades hospitalisés en vue de la réalisation d’une œuvre in situ ayant vocation à devenir partie intégrante du patrimoine culturel de la structure hospitalière.
Au vu des différentes formes qu’a pu prendre récemment l’action culturelle à l’hôpital, nous assistons donc aujourd’hui à une redéfinition du lien artiste-patient et à l’intégration grandissante de celui-ci dans la création patrimoniale hospitalière (17). La patient ne reçoit plus pour ainsi dire passivement ni de l’extérieur un contenu de nature culturelle ou artistique, mais devient de plus en plus, en collaboration avec l’artiste, acteur d’un projet culturel à part entière. Par ailleurs, ces œuvres produites in situ sont de plus en plus destinées à devenir pérennes et à s’intégrer au patrimoine culturel hospitalier, une fois passé le séjour effectué par le patient au sein de l’établissement. Le patient est donc appelé à laisser une trace de son passage, à imprégner sa marque au travers d’un projet collectif se voulant à la fois témoignage du passé et ouverture vers l’avenir : celui d’un patrimoine hospitalier en constant devenir, à la constitution duquel le patient prend désormais une part croissante. La finalité de l’art à l’hôpital est donc multiple : à travers la création culturelle, le patient est incité à « subir » le moins possible son séjour, à se l’approprier autant que faire se peut, et à tirer de cette expérience certains bienfaits pour lui-même et son entourage ; par le contact qu’elle favorise avec le monde environnant, la création artistique et culturelle dans les établissements de santé permet au patient de ne pas se sentir reclus ou isolé au cours de son séjour et d’aborder celui-ci sous un jours plus favorable ; et le patient se sent également valorisé en ayant le sentiment d’avoir œuvré en faveur d’un projet culturel appelé à faire partie intégrante de l’identité d’une structure hospitalière.
Nous insisterons donc seulement en guise de conclusion sur le fait que les politiques culturelles à destination des publics en milieu hospitalier ne peuvent tout au plus que créer les conditions et le cadre favorables à la réalisation de ces projets impliquant tous les acteurs de l’hôpital. Car si l’on peut et l’on doit même favoriser l’épanouissement de la culture et des initiatives artistiques, notamment dans des milieux où elles n’ont pas toujours eu la place qu’on leur souhaiterait d’avoir, reste que cet encouragement ne pourra jamais – et c’est heureux – se substituer à la motivation personnelle et à l’intérêt réel du patient lui-même pour ce type d’activité.

 

Notes :

(1) Patrick Uwajeh et Timothy O. Iyendo, “Visual art and arts therapy for healing in hospital environments”, International Journal of Management and Applied Science, ISSN: 2394-7926, volume 2, numéro 2, février 2016, p. 166. https://www.researchgate.net/publication/304396503
(2) Yann Bubien, Rachel Even, Bernard Glorion et Olivier Galaverna, « Culture à l’hôpital, Culture de l’hôpital », Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.) | « Les Tribunes de la santé » 2004/2 no 3 | pages 57 à 65 ISSN 1765-8888, p. 57. https://www.cairn.info/revue-les-tribunes-de-la-sante-2004-2-page-57.htm
(3) Voir Diana Norman, Siena and the Virgin, Art and Politics in a Late Medieval City State, New Haven et Londres, Yale University Press, 1999
(4) Ibid
(5) Yann Bubien, Rachel Even, Bernard Glorion et Olivier Galaverna, op. cit.
(6) https://www.ladepeche.fr/article/2001/05/30/302128-deux-siecles-de-reconfort-des-malades-hospitalises.html
(7) Voir par exemple http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Developpement-culturel/Culture-et-Sante/Bibliographie/Historique
(8) Voir par exemple l’article de Jehanne Faucheux dans la Revue hospitalière de France, numéro 497, mars-avril 2004, p. 72. http://fulltext.bdsp.ehesp.fr/FHF/RHF/2004/497/71-73.pdf
(9) http://www.theatre-de-bligny.fr
(10) http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Developpement-culturel/Culture-et-Sante/Bibliographie/Historique
(11) Une nouvelle convention fut signée entre la DRAC Île-de-France et l’ARS, le 8 juin 2016, pour la période 2016-2019. Un nouvel acteur, dont l’action s’inscrit dans le cadre des missions du projet “Culture et Santé”, est depuis lors reconnu : l’association Arts et Santé, La Manufacture. http://arts-sante.fr/
(12) http://arts-sante.fr/culture-et-sante-en-actions/
(13) Yann Bubien, Rachel Even, Bernard Glorion et Olivier Galaverna, op. cit., p. 60.
(14) https://www.fondationdefrance.org/fr/nouveaux-commanditaires
(15) Cité dans Yann Bubien, Rachel Even, Bernard Glorion et Olivier Galaverna, op. cit., p. 61.
(16) https://www.artdanslacite.eu/nos-realisations/
(17) Yann Bubien, Rachel Even, Bernard Glorion et Olivier Galaverna, op. cit., p. 61.

Bibliographie :

1) Ouvrages et articles:

BUBIEN, Yann, Rachel Even, Bernard Glorion et Olivier Galaverna, « Culture à l’hôpital, Culture de l’hôpital », Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.) | « Les Tribunes de la santé » 2004/2 no 3 | pages 57 à 65 ISSN 1765-8888. https://www.cairn.info/revue-les-tribunes-de-la-sante-2004-2-page-57.htm

FAUCHEUX, Jehanne, “Histoire des bibliothèques d’hôpitaux et de la FNABEH, la Revue hospitalière de France, numéro 497, mars-avril 2004, p. 71-73. http://fulltext.bdsp.ehesp.fr/FHF/RHF/2004/497/71-73.pdf

NORMAN, Diana, Siena and the Virgin, Art and Politics in a Late Medieval City State, New Haven et Londres, Yale University Press, 1999.

UWAJEH, Patrick et Timothy O. Iyendo, “Visual art and arts therapy for healing in hospital environments”, International Journal of Management and Applied Science, ISSN: 2394-7926, volume 2, numéro 2, février 2016, p. 57-65. https://www.researchgate.net/publication/304396503

2) Sites internet :

http://arts-sante.fr/culture-et-sante-en-actions/

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Developpement-culturel/Culture-et-Sante/Bibliographie/Historique

http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Developpement-culturel/Culture-et-Sante

https://www.fondationdefrance.org/fr/nouveaux-commanditaires

https://www.ladepeche.fr/article/2001/05/30/302128-deux-siecles-de-reconfort-des-malades-hospitalises.html

https://www.researchgate.net/publication/304396503

Art et Culture : Introduction

La rubrique « Art et Culture » a été conçue pour donner accès à des articles historiques, des comptes rendus de visites ou d’exposition d’art, des points de vue sur l’actualité culturelle, des interviews ou encore des témoignages de personnes pour qui la pratique d’un art quel qu’il soit se révèle salutaire dans leur vie de tous les jours. Elle ne concerne donc pas directement la dystonie à proprement parler, mais s’y rapporte néanmoins par son contenu et les questions qu’elle soulève. Elle se veut aussi être, par un biais différent, une aide pour les patients : l’art ne peut-il en effet être envisagé, ainsi que l’écrivent Alain de Botton et John Armstrong dans Art et Thérapie (Paris, Phaidon Press Limited, 2014, p. 5) comme un « outil thérapeutique capable de guider, de stimuler […] ses spectateurs, et de leur permettre d’accéder à une meilleure version d’eux-mêmes » ?

Edition:  Matthieu Creson, Délégué Départemental des Hauts-de-Seine, doctorant en histoire de l’art

Claude Monet, Le Pont Japonais, 1899, National Gallery of Art, Washington