Conférence ministérielle sur les parcours de soin et d’innovation pour une politique de l’UE des maladies rares

Conférence ministérielle sur les parcours de soin et d’innovation pour une politique de l’UE des maladies rares

Le 28 février 2022, les ministres de la santé de l’Union européenne ainsi que Stella Kyriakides, commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire, se sont mobilisés à Paris lors de la conférence ministérielle « Parcours de soin et d’innovation pour une politique de l’UE sur les maladies rares », organisée par la Présidence française de l’Union européenne.

Des leviers d’actions ont été identifiés pour intensifier la coopération à l’échelle européenne, notamment par un renforcement des réseaux européens de référence (RER / European Reference Networks ou ERNs). Ils traduisent l’esprit d’une coopération intensifiée à l’échelle de l’UE pour qu’aucun patient européen frappé par une maladie rare ne soit dépourvu de solution de prise en charge.

Cette conférence a été l’occasion de présenter les avancées concrètes réalisées dans le domaine du soin et de la recherche par une coopération à l’échelle européenne : la montée en puissance des 24 réseaux européens de référence (ERN), le renforcement d’une politique maladies rares de la recherche avec l’European Joint Programme on Rare Diseases (EJP-RD), le déploiement d’Orphanet, la mise en place progressive de l’espace européen des données de santé et le développement des entreprises de biotechnologies. Un hommage a été rendu à l’engagement des personnes malades, des familles et des associations de patients.

La Commission et la présidence française ont appelé à soutenir une Union européenne de la santé pour les maladies rares.

« C’est dans la santé que l’Union européenne construit les solidarités les plus concrètes. Nous formons le vœu que grâce à l’action de l’Union, aucun patient européen atteint par une maladie rare ne soit dépourvu de solution. En cette journée internationale des maladies rares, j’appelle à un renforcement de la coopération européenne pour garantir que tous les patients de l’Union européenne atteints d’une maladie rare aient accès aux standards les plus élevés en matière de diagnostic, de traitement et de soins dont ils ont besoin. »

— Stella Kyriakides, Commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire

La conférence ministérielle a rappelé l’importance d’une action conjointe pour soutenir l’intégration aux systèmes nationaux de santé des ERN, à travers leurs centres de référence maladies rares. Cela s’inscrit dans une stratégie globale de l’Union européenne de la santé qui permettra de soutenir durablement les États membres.

Le programme EU4Health 2022 prévoit d’ores et déjà de financer directement les ERN à hauteur de 26 millions d’euros pour qu’ils continuent de développer leurs activités. Ce programme appuiera la dissémination des savoirs à travers le lancement d’une académie virtuelle et l’amélioration de l’expertise par la consolidation du système de gestion des données cliniques des patients (CPMS). L’évaluation de la directive sur les soins de santé transfrontaliers permettra de mieux ajuster la coopération de l’Union de la santé aux besoins des personnes malades.

La réforme de la législation sur les médicaments orphelins et pédiatriques, engagée dans le cadre de la stratégie pharmaceutique européenne va changer la donne. Elle favorisera l’innovation et garantira des développements plus rapides ainsi qu’un accès facilité et équitable aux médicaments pour les personnes touchées par les maladies rares.

Le développement de l’espace européen des données de santé représente une opportunité pour les maladies rares à travers la création de registres. La collecte à l’échelle européenne des données de vie réelle soutient l’innovation dans le domaine des maladies rares. En effet, cette collecte favorise un accès éclairé à des traitements innovants, efficaces et mieux adaptés.

L’ensemble de ces initiatives, espace européen des données de santé, financement des projets de recherche scientifiques et d’essais cliniques par le budget de l’UE, professionnalisation des réseaux européens, stratégie pharmaceutique européenne, label hôpital européen, accompagné d’un cadre législatif moderne, et réflexions sur l’Union de la santé publique constituent une réponse forte de l’UE pour améliorer l’état de santé et les conditions de vie des patients atteints de maladies rares.

source : https://presidence-francaise.consilium.europa.eu/fr

 

 

 

Dystonie et vaccination COVID-19

Dystonie et vaccination COVID-19

Le 09 février 2021, les 23 filières de santé maladies rares ont organisé un webinaire sur le thème des actualités de la vaccination anti-COVID et les maladies rares, avec l’intervention d’Alain Fisher, Président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

A cette occasion, AMADYS a proposé à ses Adhérents de relayer leurs questions. Celles-ci n’ont pu être abordées lors du webinaire, mais elles ont été communiquées au Professeur Marie Vidailhet, neurologue et Présidente d’Honneur du Comité Scientifique d’AMADYS.

AMADYS vous invite à prendre connaissance des questions soulevées et des réponses apportées par le Professeur Vidailhet.

 

Une personne nous a signalé avoir développé sa dystonie (ici dystonie cervicale) après avoir reçu le vaccin contre l’hépatite B. Suite à cette expérience, la personne ne s’est pas encore fait vacciner contre la COVID 19, craignant de voir apparaître d’autres symptômes. Que peut on lui apporter comme réponse ?

Pr Vidailhet : il n’y a aucune contre-indication à la vaccination Covid dans la dystonie (nous avons proposé la vaccination a ceux qui sont suivis dans le service, dès la première heure). Les possibles effets secondaires seront les mêmes que ceux de la population générale. A ce jour, il n’y a pas de cas rapporté d’aggravation spécifique de la dystonie dans la littérature scientifique (ou notre expérience) suite à la vaccination Covid.

  • Dystonie : Vaccination et effets secondaires :

La dystonie est une maladie neurologique rare, qui provoque des mouvements anormaux, des contractions musculaires involontaires, la vaccination peut-elle avoir un impact sur les symptômes et les majorer ?

Pr Vidailhet : la fatigue ou la fièvre ou la douleur de manière non-spécifique peuvent entrainer transitoirement une accentuation des troubles, mais il n’y a pas de lien spécifique  d’impact du vaccin sur la dystonie.

Les effets du vaccin peuvent-ils également augmenter la fatigue déjà ressentie par les malades ?

Pr Vidailhet : pas différemment que les sujets non dystoniques (donc si fatigue, cela se rajoute à celle du patient comme toute autre fatigue (effort, maladies intercurrentes etc.).

Malgré les effets secondaires ressentis lors des 3 injections de vaccin, comme la majoration d’un blépharospasme (contraction involontaire des paupières), l’augmentation de la fatigue, était-ce une bonne chose de se faire vacciner ?       

Pr Vidailhet : oui c’est recommandé, la vaccination est faire pour limiter les formes graves de la maladie Covid donc l’indication est la même que celle de la population générale ou d’autres maladies (Parkinson, etc.)

  • Dystonie : Vaccination et interaction avec les traitements :

Certains malades atteints de dystonie doivent avoir recours aux injections de toxine botulinique, en vue de traiter les symptômes. Ces injections ont lieu en général tous les 3 mois. L’association du vaccin à la toxine botulinique est-elle à éviter ?

Pr Vidailhet : non

Faut-il prévoir un laps de temps entre le vaccin et les injections de toxine botulinique ? 

Pr Vidailhet : cela n’a pas été spécifiquement recommandé de prévoir un laps de temps, donc la personne fait selon ses dates de rendez-vous de toxine et de vaccin. 

Les vaccins peuvent-ils interagir avec des traitements médicamenteux (antiépileptiques, antidépresseurs, antalgiques…) souvent prescrits pour traiter les symptômes de la dystonie ?

Pr Vidailhet : Il n’y a pas d’interaction entre les vaccins et les traitements médicamenteux proposés pour traiter les symptômes de la dystonie.

 

 

Golf’Imprim fait un don de 600€ à AMADYS

Golf’Imprim fait un don de 600€ à AMADYS

Depuis bientôt 20 ans, Golf’Imprim à Vannes, Morbihan, assure la conception et l’impression de notre Bulletin et de notre documentation. Leur filiale Gwel-Meur propose une personnalisation de calendriers et de cartes de vœux à leurs clients et font bénéficier chaque année d’une partie des recettes à une Association. En 2021, Amadys a été sélectionnée  et nous sommes heureux de recevoir leur don de 600€, en présence de E. Ponseel, Présidente Amadys, venue profiter de Vannes pour la journée en famille, les gérants et l’équipe de Golf’Imprim.

Nous nous félicitons de cette collaboration historique, conviviale et fidèle, ils sont toujours à l’écoute de nos besoins ou demandes, force de proposition aussi en graphisme.

Merci à toute l’équipe de Golf’Imprim ! (image cliquable)

Plus d’infos :

http://www.gwelmeur.com/

https://www.golfimprim.com/

 

Podcasts Rare à l’Écoute

En ce début d’année 2022, nous avons eu la chance de collaborer avec des spécialistes et membres du Comité Scientifique à l’élaboration d’une saison de podcasts (diffusions audio sur le Web) sur la dystonie cervicale.

Nous remercions chaleureusement ces spécialistes et l’équipe de Rare à l’écoute, Monsieur Cassard de Pyramidale Communication, pour avoir choisi la dystonie, avoir permis de la mettre en avant ainsi que notre Association, faire connaître notre maladie rare au grand public.

RARE à l’écoute est la chaîne de podcasts dédiée aux Maladies Rares. Un contenu scientifique clair, facile à écouter, qui peut aider à mieux comprendre et à mieux dépister. Les podcasts sont disponibles à l’écoute sur leur site Internet, la chaîne YouTube, sur les applications de podcasts Apple et Google, sur Deezer ou Spotify. Nous avons été autorisés à relayer ce travail qui constitue un excellent référentiel sur la dystonie cervicale.
Nous espérons qu’il y en aura d’autres sur les autres formes de dystonie dans l’avenir.

Voici donc la Saison 24 de Rare à l’Ecoute consacrée à la dystonie cervicale. Vous pourrez prendre connaissance de la page de présentation de la saison et de la pathologie, puis de chacun des cinq épisodes podcasts.

Bonne lecture et bonne écoute !
Votre équipe AMADYS

PAGE DE PRESENTATION : (cliquer sur l’image pour ouvrir le lien)

 

LES PODCASTS :

Saison 24 – Episode 1 : Qu’appelle t’on dystonie cervicale ? (cliquer sur l’image pour ouvrir le lien)
par le Dr Marion Simonetta-Moreau – Hôpital Pierre-Paul Riquet – Toulouse, membre de notre Comité Scientifique
Qu’est-ce qu’une dystonie cervicale ? Quels sont les principaux symptômes évocateurs de ce diagnostic ? Quel est le mécanisme de survenue de cette maladie rare ? Quelle attitude adopter en cas de suspicion de dystonie cervicale ?

 

Saison 24 – Episode 2 : Diagnostiquer une dystonie cervicale (cliquer sur l’image pour ouvrir le lien)
par le Le Dr Jean-Marc Trocello, neurologue, Praticien titulaire au sein de l’unité Parkinson et mouvements anormaux du service de neurologie de l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild à Paris
Comment diagnostiquer une dystonie cervicale ? Quels sont les examens complémentaires à réaliser ? Comment améliorer le délai diagnostique ? Quels sont les principaux diagnostics différentiels à écarter ?

 

Saison 24 – Episode 3 : Prise en charge médicale de la Dystonie Cervicale (cliquer sur l’image pour ouvrir le lien)
par le Dr Sophie Sangla, neurologue et Praticien au sein de l’unité Parkinson et mouvements anormaux du service de neurologie de l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild à Paris – membre de notre Comité Scientifique
Quels sont les grands principes de prise en charge d’une dystonie cervicale ? Quels sont les différents types de traitements et leurs recommandations d’utilisation ? Quel suivi proposer aux patients atteints de cette maladie rare ? Quelle est l’importance de l’expertise dans la prise en charge ?

 

Saison 24 – Episode 4 : Rééducation de la Dystonie Cervicale (cliquer sur l’image pour ouvrir le lien)
Par le Dr Jean-Pierre Bleton, docteur en sciences du mouvement humain, kinésithérapeute et Praticien au sein de l’unité Parkinson du service de neurologie et du service de la recherche clinique et de l’innovation de l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild à Paris – membre de notre Comité Scientifique
La rééducation de la dystonie cervicale est-elle un nouveau concept ? L’arrivée de la toxine botulique dans l’arsenal thérapeutique a-t-elle fait perdre l’intérêt de la rééducation de la dystonie cervicale ? Quels sont les principes fondateurs de cette rééducation ? Quelles sont les modalités de pratique des exercices spécifiques à la dystonie cervicale ? La rééducation porte-t-elle uniquement sur le trouble moteur ? Quelle est son efficacité ?

 

Saison 24 – Episode 5 : Vivre avec une Dystonie Cervicale (cliquer sur l’image pour ouvrir le lien)
Par Mr D’Angelo, patient atteint de dystonie cervicale et délégué-bénévole pour AMADYS ; et Mme Ponseel, présidente de l’association de patients AMADYS
Comment surviennent les premiers symptômes de la maladie ? Quelles sont les hypothèses qui peuvent être évoquées face à ces symptômes ? Comment vivre la période d’errance diagnostique ? Comment est posé le diagnostic ? En quoi consiste la prise en charge ? Pourquoi rejoindre une association de patients ? Quels sont les objectifs et les projets d’AMADYS, l’Association des Malades atteints de Dystonies ?

 

 

Mots clés : dystonie cervicale, dystonie focale, dystonie, maladie rare, neurologie, muscles cervicaux, mouvements incontrôlés de la tête et du cou, postures anormales de la tête et du cou, contractions musculaires involontaires de la tête et du cou, spasmes toniques de la tête et du cou, troubles posturaux, rotation de la tête, inclinaison latérale de la tête, inclinaison de la tête vers une épaule, tête inclinée vers l’avant, tête inclinée vers l’arrière, tremblements de la tête, douleurs, syndrome anxiodépressif, facteurs génétiques, traumatismes, traitement, injections de toxine botulique, neurologue, centre expert.

 

Les examens IRM facilités grâce à l’hypnose sur le site de Châtellerault

Les examens IRM facilités grâce à l’hypnose sur le site de Châtellerault

Le diagnostic de la dystonie nécessite parfois d’avoir recours à une IRM pour éliminer l’éventualité d’autres pathologies. Passer un examen IRM peut se révéler particulièrement difficile notamment pour certaines personnes. Sur le site de Châtellerault, Christelle Tourenne, manipulatrice en électroradiologie, a trouvé une solution : l’hypnose qu’elle propose aux patients depuis près d’un an avec succès.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site du CHU de Poitiers : https://www.chu-poitiers.fr/les-examens-irm-facilites-grace-a-lhypnose-sur-le-site-de-chatellerault/

 

 

 

Cannabis médical : un écran de fumée ?

Cannabis médical : un écran de fumée ?

En décembre 2021, l’INSERM a publié sur son site un article exposant l’avis de trois spécialistes, au sujet de l’expérimentation menée sur l’usage du cannabis médical.
Pour mémoire, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en œuvre, en mars 2021, une expérimentation sur le cannabis médical. Les indications ciblées dans les structures participantes, concernent:
  • les douleurs neuropathiques réfractaires aux thérapies accessibles,
  • certaines formes d’épilepsie sévères et pharmacorésistantes,
  • les symptômes liés au cancer ou à ses traitements,
  • les soins palliatifs,
  • et enfin les douleurs liées à la sclérose en plaques et à d’autres maladies du système nerveux central.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de l’INSERM: www.inserm.fr/actualite/cannabis-medical-un-ecran-de-fumee/?

 

 

 

AMADYS, partenaire de la plateforme maladies rares Rares Breizh

AMADYS, partenaire de la plateforme maladies rares Rares Breizh

La plateforme d’expertise maladies rares de Bretagne est un dispositif de coordination régional piloté par les centres hospitaliers universitaires de Brest et de Rennes. Elle est financée par le Ministère de la Santé.

Elle vise à renforcer le rôle des instances nationales et des 128 centres de références et de compétences maladies rares implantés dans 6 établissements hospitaliers (CHU de Brest et de Rennes, CH de Lorient, Saint-Brieuc et Vannes, Fondation Ildys Roscoff).

Début, janvier 2022 Rares Breizh a lancé son site internet : https://www.rares-breizh.fr/

La plateforme peut également être contactée par E-mail : contact@rares.breizh.fr, ou encore par téléphone en composant le 02 99 26 86 87

C’est tout naturellement qu’AMADYS s’est associée à la plateforme, afin d’être au plus près des malades et de leurs proches.

Télécharger le flyer de Rares Breizh :

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« Tous unis pour notre santé : 20 propositions pour améliorer la participation des usagers au système de santé »

« Tous unis pour notre santé : 20 propositions pour améliorer la participation des usagers au système de santé »

« Depuis plusieurs mois, France Assos Santé et ses associations membres ont travaillé à l’élaboration d’une plateforme de propositions destinées à enrichir les débats en cette année d’échéances électorales majeures . /…/ Ce travail collectif est à présent consolidé et présenté dans un document baptisé « Tous unis pour notre santé : 20 propositions pour améliorer la participation des usagers au système de santé ».

Les  propositions rassemblent des préoccupations communes à l’ensemble des associations. Elles s’adressent à un large public, des usagers eux-mêmes aux professionnels de santé et aux pouvoirs publics.

La santé est en effet l’affaire de tous, comme l’incarne la démocratie en santé que nous nous attachons à promouvoir chaque jour et tout particulièrement au cours de cette crise sanitaire sans précédent qui met notre système de santé sous tension et qui fragilise la cohésion de notre société.

Pour notre santé, nous avons malheureusement, au fil des années, perdu de vue l’essentiel : ce qui fait ciment dans notre société, les valeurs communes qui unissent les citoyens engagés pour leur santé :  Liberté, Egalité, Fraternité

La Liberté en santé ? Elle passe par une émancipation de chacun grâce à l’éducation à la santé

L’Egalité en santé ? Elle exige un accès enfin équitable et juste au système de santé

La Fraternité en santé ? Elle appelle un système de santé profondément humaniste et solidaire

Il est indispensable de réinvestir ces valeurs et d’unir les citoyens pour refonder ensemble le système de santé, fleuron de notre protection sociale, et permettre à chacun de devenir acteur de sa santé en :

  • Garantissant un accès équitable aux soins de qualité partout et pour tous
  • Favorisant la promotion de la santé et la prévention dès le plus jeune âge et tout au long de la vie

Soyons nombreux à faire résonner ces messages et ces propositions, pour qu’ils irriguent les orientations et les décisions de celles et ceux qui seront en responsabilité demain.

« Tous unis pour notre santé » se veut un laboratoire d’idées dont la pertinence ne s’évanouira pas au lendemain des élections présidentielles et législatives mais qui, au contraire, alimenteront nos travaux et nos feuilles de route pendant plusieurs années. »

Gérard Raymond – Président de France Assos Santé

Télécharger l’intégralité des propositions :

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Les nouveaux Forums régionaux de l’Alliance Maladies rares 2022

Les nouveaux Forums régionaux de l’Alliance Maladies rares 2022

Pour rendre plus visible le combat pour les maladies rares, L’Alliance Maladies Rares propose un nouveau format pour la tenue des journées régionales maladies rares. En 2022, les événements en régions seront organisés en deux journées.

L’une des deux journées sera exclusivement réservée aux professionnels de santé (médecins généralistes, pharmaciens, paramédicaux…) et des professionnels du secteur social et médico-social, afin de les sensibiliser aux maladies rares sur la base des témoignages des associations, et de répondre à leurs interrogations, en lien avec Maladies rares info services et Orphanet. L’autre journée sera dédiée aux associations de malades et à leurs familles, aux malades isolés et à ceux n’ayant pas de diagnostic.

12 forums maladies rares en région sont organisés afin de favoriser le débat sur la prise en charge des maladies rares, et d’entendre toujours davantage les besoins des malades et des familles. Ces forums permettront d’identifier les points d’améliorations du système de prise en charge actuel, et de contribuer ainsi à améliorer le parcours de vie des malades.

Informations et inscriptions sur : https://www.alliance-maladies-rares.org/actus/les-nouveaux-forums-regionaux-de-lalliance-maladies-rares-2022/

 

 

 

 

 

Dystonie de l’enfant, origine, spécificités, traitements

Dystonie de l’enfant, origine, spécificités, traitements

Texte du Dr Nathalie Dorison, Neuropédiatre, Hôpital Fondation de Rothschild et APHP, Paris

Qu’est-ce que la dystonie ?

La dystonie est à la fois un symptôme et le nom d’un groupe de maladies appelées dystonies. Le symptôme, ou la manifestation physique correspond à des contractions prolongées,  involontaires des muscles d’une ou de plusieurs parties du corps, entrainant souvent une torsion de cette partie du corps.
Le trouble est secondaire à un dysfonctionnement du système nerveux central.
La dystonie peut être accompagnée de tremblements faisant parfois penser aux tremblements observés habituellement chez les personnes âgées, ou de tremblements secs, irréguliers et saccadés. Le nombre d’enfants atteint de dystonie est actuellement inconnu, mais est sans doute sous-estimé.

Quelles en sont les causes ?

On distingue classiquement les dystonies primaires, et après secondaires

• Dans les dystonies « primaires », les examens radiologiques et biologiques sont normaux. L’origine est génétique, confirmée ou supposée ; elles peuvent être transmises par un ou les deux parents ou survenir uniquement chez l’enfant.

• Dans les dystonies secondaires l’imagerie cérébrale est anormale.

Les dystonies secondaires acquises fixées regroupent des maladies avec lésion cérébrale non évolutive (prématurité, manque d’oxygène, accident vasculaire, traumatisme…).
La Paralysie Cérébrale (PC), secondaire à une atteinte avant, au moment où après l’accouchement, reste la cause principale de dystonie de l’enfant.

Les dystonies secondaires évolutives sont liées à des maladies métaboliques et/ ou dégénératives ; la maladie et les lésions cérébrales vont s’aggraver progressivement.

Les dystonies dites « fonctionnelles » sont rares chez l’enfant et exceptionnelles avant dix ans. Ce diagnostic doit être porté avec grande prudence.

Les dystonies médicamenteuses peuvent survenir après la prise de certains médicaments, en particulier les neuroleptiques et les antiémétiques, mais sont très rares à l’âge pédiatrique. Elles sont souvent accidentelles et se résolvent spontanément à l’arrêt du traitement.

Les spécificités de la dystonie de l’enfant.

La dystonie de l’enfant débute souvent aux membres inférieurs avec une évolution ascendante et une tendance à la généralisation (atteinte de plusieurs parties du corps); les dystonies focales (localisées) sont rares, contrairement à l’adulte.

Les déformations orthopédiques liées à la croissance sont fréquentes et nécessitent un suivi spécialisé. Des aménagements scolaires sont généralement mis en place en cas de difficultés d’écriture et/ou de troubles d’apprentissages spécifiques liés au handicap moteur.

Pourquoi faire un bilan ?

Une IRM cérébrale est généralement nécessaire pour s’orienter entre dystonie acquise héritée ou secondaire, même en cas d’antécédent de naissance prématurée ou « difficile». Certains enfants peuvent en effet avoir une maladie génétique associée ou qui mime une dystonie « acquise » ; l’IRM ne montrera alors pas les images attendues et permettra de rétablir le diagnostic et éventuellement de modifier le traitement.
Une anesthésie générale est presque toujours nécessaire chez l’enfant dystonique car il ne faut pas bouger durant au moins trente minutes pour avoir des images de bonne qualité.
Il est important d’éliminer les rares causes de dystonie qui peuvent guérir ou se stabiliser avec un traitement médicamenteux ou un régime alimentaire spécifique.
Pour cela on peut être amené à proposer une ponction lombaire pour analyser le liquide céphalorachidien et des prélèvements sanguins et urinaires à certains enfants.
On peut les réaliser avec une anesthésie locale ou protoxyde d’azote« Meopa ».
Des examens génétiques peuvent permettre de confirmer un diagnostic de dystonie génétique mais les résultats ne sont pas disponibles avant de nombreux mois, le plus souvent, en raison des différentes étapes d’analyse et des contraintes techniques.

Quels traitements médicamenteux ?

Les traitements médicamenteux sont nombreux, les doses sont adaptées au poids de l’enfant et nécessitent donc d’être régulièrement réévaluées pour s’adapter à la croissance.
Les traitements visant à contrôler la douleur ne doivent pas être oubliés si nécessaires car ils améliorent la qualité de vie et permettent un sommeil réparateur, nécessaire aux apprentissages.

Les toxines botuliniques peuvent être un traitement d’appoint dans les dystonies généralisées pour injecter quelques zones particulièrement douloureuses ou qui déclenchent des accès dystoniques ou pour  assouplir certaines zones musculaires. Leur  effet est temporaire et il est souvent nécessaire de refaire les injections tous les trois à six mois.

Quels traitements non médicamenteux ?

La rééducation (kinésithérapie, psychomotricité, orthophonie, ergothérapie…) va lutter contre les conséquences immédiates mais aussi prévenir les conséquences à long terme de la dystonie sur un être en croissance. Les traitements non médicamenteux visant à améliorer la relaxation et la gestion du stress ou de la douleur peuvent être utilisés. Le suivi psychologique est souvent utile, pour l’enfant et ses proches.

Les traitements chirurgicaux

La stimulation cérébrale profonde est un  traitement de choix dans les dystonies généralisées, y compris chez l’enfant en bas âge. Les meilleurs résultats sont obtenus dans les dystonies génétiques, mais les douleurs et la fréquence d’accès dystoniques aigus peuvent être une indication dans les dystonies secondaires.
Certains traitements chirurgicaux peuvent être proposés dans des situations précises : pompe à Baclofène pour des enfants ayant une spasticité, chirurgie orthopédique si la dystonie occasionne des déformations articulaires en cours de croissance…

 

LA FICHE MEDICALE EST ICI : https://amadys.fr/fiche_medicale/la-dystonie-de-lenfant/
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